Je sors de ma léthargie sous la pression des événements de ces derniers temps. La tentation a déjà été grande lors des journées ayant suivi l’attentat de Boston le mois dernier… Ce ne sont plus, hélas, les attentats qui m’indignent, je n’en suis même plus surprise, juste profondément triste pour les victimes qui paient le prix de la lâcheté de nos dirigeants.

C’est cette dernière, par contre, qui ne cesse de me surprendre, ainsi que la servilité de la presse… À croire vraiment que tout ce petit monde pète tellement de trouille qu’ils sont prêts à toutes les contre-vérités, toutes les manœuvres, toutes les censures pour éviter que la marmite n’explose… Pas que le futur de leur société les inquiète, non, mais le plus tard possible svp, le temps de refiler la patate chaude à d’autres. Et pendant ce temps là, tout continue de dégénérer.

Cette semaine donc, on continue de creuser.

Entre journaleux qui cherchent à éviter les mots qui fâchent1, éditeurs qui verrouillent les commentaires de leurs articles et blogs2, flics faisant du zèle en arrêtant au péril de leur réputation (heureusement que le ridicule ne tue pas) d’imprudents utilisateurs de Facebook et Twitter  de « commentaires antireligieux » (on semble être déjà régis par la charia…) voire une dangereuse octogénaire3, et évidemment politocards qui semblent considérer que la priorité reste la lutte contre les zamalgames avant toute chose4, on a l’embarras du choix question vomitif.

Bref. Tout ça pour vous proposer la vidéo sous-titrée d’un conférencier américain, David Wood. Peut-être rien d’extraordinaire (si vous avez un peu potassé le sujet, vous n’en apprendrez sans doute pas plus), mais sa réaction au propos de Cameron & co, avec petite remise en perspective, m’a paru rafraîchissante après ces tombereaux de bullshit. Et je lui donne totalement raison sur la question de la trahison:

2013 05 24 – le jihad de retour à Londres by Tazda

Si vous avez envie de continuer dans les vidéos, je vous conseille d’aller passer un peu de temps chez Aldo Sterone. Ses clips et son point de vue5 offrent souvent matière à réflexion.

Dans la courte vidéo qu’il a consacrée à l’assassinat de Londres, il relève un point intéressant : dans sa perspective, l’auteur du meurtre que l’on voit dans la vidéo diffusée un peu partout « est un islamiste capable de passer à l’acte, mais c’est un modéré », puisqu’il ne s’attaque pas aux autres personnes présentes dans la rue, leur parle et leur explique de manière rationnelle (pour lui) n’en avoir qu’après le « statut » de soldat ennemi de sa victime, etc. « Pas le genre à mettre une bombe dans le métro ». Un « relativement modéré », donc, mais qui dans son expérience augure l’arrivée des bourreaux islamistes capable de tuer tout le monde. Tout va bien, l’évolution se poursuit…

1 journaliste radio décrivant, par exemple, l’un des deux meurtriers du soldat britannique comme « un type à l’accent londonien, expliquant son acte par la loi du Talion »… Ça laisse la place à l’imagination.

2‘jamais vu une telle censure dans la presse britannique jusqu’ici ; le comble étant sans doute ce billet intitulé « We need to talk aboute islamism » (« Nous devons discuter de l’islamisme ») dans les blogs du Telegraph, verrouillé après moins de vingt commentaires, pourtant très polis pour l’essentiel…

3pour les vraies racailles, que ce soit au Royaume-Uni, en France ou en Suède, on repassera. Les Suédois sont d’une honnêteté déconcertante à ce sujet : la stratégie étant apparemment officiellement de laisser brûler et d’en faire le moins possible pour éviter les projectiles… Ça a le mérite d’être clair. Mais rassurant, quand on se dit qu’on va vers une guerre civile à moyen terme ? Que non !

4 Ils n’en sont pas encore a annoncer ouvertement la couleur, mais il est de plus en plus détectable dans leur stratégie qu’ils ont « intégré » une certaine dose de réalité : on est dans un sacré merdier, et la seule façon pour eux de repousser la guerre civile est, de facto, de museler la population autochtone et de pratiquer « l’apaisement » au max envers les populations « à risque ». État policier puis état dhimmisé, joyeuses perspectives…

5 il est algérien, vivant à Londres, ayant quitté son pays pour y fuir le fumier islamiste, et le moins que l’on puisse dire est qu’il ne voit pas avec enthousiasme les coraneries s’installer par ici aussi…