Bon, comme le billet précédent le laissait supposer, j’ai l’intention de reprendre un peu mieux la gestion de ce blog, d’y poster un peu plus fréquemment qu’au cours des deux années passées.

L’un des problèmes qui se posent concernant ce retour, c’est l’embarras du choix quant aux sujets. Je n’ai jamais cessé d’emmagasiner textes méritants traduction, documents méritants sous-titrages, courtes dépêches et articles de fond méritant réaction, analyse, discussion, … Je ne sais encore comment trier tout cela. Ou en laisser tomber tout ou partie, pour mieux me consacrer à l’actualité.

On verra. Mais je proposerai sans doute quelques billets « en vrac », livrant réflexions, liens, documents et suggestions de lectures diverses. En voici d’ailleurs une première livraison ; la plupart sont probablement à rapprocher de la traduction de l’article de Th. Dalrymple posté la semaine dernière, « Guerre Multiculturelle ».

♦ Avant toute chose, j’aimerais recommander à toute personne qui lirait ceci et ne connaîtrait pas encore le « blog trop méchant, mais pas assez » de Dxdiag de foncer le découvrir  : il allie humour et bon sens, et ses démonstrations frisant parfois l’absurde sont dignes d’être encadrées. Parmi les posts les plus récents, mes préférés sont sans doute :

Ils auront des chapeaux ronds… vive les Nippons

Pierre Perret n’a PAS été censuré : Dommage

Éloge de la grenouille (basique-limite-inculte)

La réalitophobie : Maladie émergente?

Pour en finir avec les musulmans modérés

Voilà, le coup de pub est passé, j’espère que cela lui ramènera quelques lecteurs supplémentaires… et qu’elle gardera longtemps le « pep » qui l’anime pour le moment !

 

♦ Trouvé sur Gates of Vienna, un article hollandais datant du 7 février.

Il y est expliqué que les gens habitant certains quartiers d’Amsterdam-Ouest vont se voir obligés d’envoyer leurs enfants dans les écoles locales, des « black schools » (terme politiquement correct là-bas pour désigner des écoles recevant une majorité d’enfants issus de l’immigration, principalement musulmane), revenant ainsi sur le droit des parents à choisir l’établissement scolaire de leur enfant qui est en principe en vigueur aux Pays-Bas.

Les parents sont furieux, expliquant pour certains que cela revient à faire emprunter à leurs enfants un « chemin d’intégration à rebours », c’est-à-dire à les faire se fondre totalement dans un environnement islamique.

La raison derrière la décision des décideurs locaux? « Faire en sorte que les enfants scolarisés dans le quartier soient représentatifs de celui-ci, limiter les déplacements école-maison, inviter à la convivialité entre enfants, que ce soit en classe ou dans la rue », et, ultimement, « rétablir l’équilibre entre écoles réputées et moins réputées ». Bref, favoriser « la mixité sociale »**.

L’enfer est pavé de bonnes intentions…

Les parents refusant que l’on utilise leurs gosses pour de foireuses expériences d’ingénierie sociale* n’ont plus qu’une solution, s’ils le peuvent : déménager. Nul doute qu’on leur reprochera ensuite ce « white flight ».

*se souvenir par exemple, à Utrecht, du cas du petit Cyril, embrigadé dans une telle expérience par des parents bien-pensants  : exclus, ridiculisé, battu… jusqu’à ce que les responsables pédagogiques de l’école en viennent eux-mêmes à conseiller aux parents de mettre fin à cette belle expérience « multiculturelle »…

 

**Au sujet de la « mixité sociale » et plus largement de l’évolution démographique de certaines parties du territoire européen : écouter absolument l’intervention dépassionnée de la démographe Michèle Tribalat. Des chiffres, des graphes, et pas de jugement de valeur… mais un tableau de la situation qui, personnellement, ne m’incite pas à la quiétude. Pour ceux qui n’auraient le temps ou la patience de suivre ce genre d’exposé, la comparaison de photos de classes (via des sites comme « copains d’avant » ou  « photo-de-classe.com » est tout à fait éloquente – un petit dessin vaut mieux qu’un long discours, etc. À titre d’exemple, vous trouverez ci-dessous quelques photos de la jeunesse de Bobigny à 20 ans d’intervalle (merci à l’Ubiquiste et à Pakounta pour ces clichés précis) – 1969, 1992, 2011. Dans de tels endroits, comment encore parler d’intégration? On intègre qui à quoi exactement? Il ne s’agit même plus tant, ici, de discuter des mérites ou des défauts de l’islam, le problème est plus vaste.

 

♦ Ce qui m’amène à mentionner ce billet posté il y a peu par Didier Goux, dont cet extrait:

(…) En admettant même que les musulmans renoncent à récriminer à tout propos, à bloquer les rues les soirs de prière et à exiger des mosquées à chaque tournant de rue ; en admettant même qu’ils adoptent les jolis principes de la laïcité d’un cœur bondissant de gratitude ; en admettant même que leurs enfants renoncent à bolosser les nôtres au nom du respect qu’ils estiment leur être dû ; en admettant même que, du jour au lendemain, on ne rencontre plus que des souchiens estampillés dans les prétoires des tribunaux et les cours fermées des maisons d’arrêt ; en admettant même qu’ils deviennent radicalement autres que ce qu’ils sont aujourd’hui, il n’en resterait pas moins qu’assister à la colonisation de quartiers, de villes et sans doute bientôt de départements entiers serait encore un fait inacceptable – tout comme il semble inacceptable aux Tibétains d’être progressivement minoritairisés sur leur propre terre, et pour des raisons à peu près semblables.

Bien sûr, il serait plus facile de vivre au milieu de musulmans athées que de crypto-jihadistes ; d’étrangers s’appliquant à nous ressembler plutôt que nous reprochant à grands cris de ne pas devenir assez vite comme eux. Mais ça ne réglerait rien. Parce que le fond du problème, la vérité ultime, c’est que nous ne voulons pas devenir musulmans, nous n’avons aucun désir de nous africaniser – nous n’avons même pas tellement envie de les avoir chaque jour sous les yeux, et chaque jour plus nombreux que la veille. (…)

 

♦ De manière sans doute plus concise, cette citation (merci hoplite!) pose le même problème et étend la réflexion aux incohérences de nos « bien-pensants » :

« La décolonisation a été une réaction xénophobe de peuples qui ont profité d’une conjoncture favorable pour chasser l’étranger, redevenir maître chez eux et préserver avec l’indépendance politique leur identité collective. Il est contradictoire d’être en même temps un ardent partisan de la décolonisation tous azimuts et un adversaire de toute xénophobie. »

(Julien Freund, les garde-fous et le mirador)


♦ Enfin, je crois qu’il ne me reste plus à signaler pour cette fois que la réédition du Camp des Saints de Jean Raspail, augmenté d’une nouvelle préface de l’auteur. J’ai lu ce livre la première fois il y a une vingtaine d’années. Le récit et le style m’ont happée, et je crois avoir dévoré l’ouvrage en une nuit. J’y percevais bien des aspects prémonitoires, surtout sachant le livre déjà ancien, mais j’étais encore bien jeune et n’entrevoyais pas alors à quel point. Pour qui ne connaîtrait le propos du roman, je vous invite à visionner les documents postés par Frank Boizard sur son blog ».

 

Evolution démographique - exemples à Bobigny, 1969-2011

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