En trois parties: d’abord la traduction d’un essai de Fjordman, puis celle de l’article qu’il commente, et enfin quelques commentaires personnels en bas de page. Bonne lecture!

Voulons-nous une Réforme islamique?
Par Fjordman, 8 mai 2007
Traduction: Pistache.

Voici un article [voir ci-dessous] de l’écrivain hollandais Margriet de Moor qui se penche sur l’islam en Europe. L’extrait le plus grotesque de ce texte est peut-être celui où, avec une complaisance manifeste, elle considère les Pays-Bas comme un laboratoire à grande échelle. Un exemple édifiant qui montre bien que le multiculturalisme est une gigantesque expérience de manipulation des structures sociales, tout aussi radicale et dangereuse que le communisme. Mme De Moor vit dans une sorte de réalité alternative, qui verra une Réforme islamique naître grâce à « la richesse et la liberté d’expression de l’Europe ». Mais l’immigration musulmane draine beaucoup la première et détruit lentement mais sûrement la seconde.

Le député hollandais Geert Wilders, qui vit sous les menaces de mort islamiques en permanence, s’est récemment vu recommander de modérer son message politique par le coordinateur national de la lutte anti-terrorisme. Est-ce signe d’une liberté d’expression bien portante? Wilders est l’auteur de déclarations provocatrices: le pays risque d’être submergé par un « tsunami d’islamisation », si les Musulmans veulent rester au Pays-Bas, ils doivent arracher la moitié des pages du Coran ou encore « si Mahomet vivait ici de nos jours, je proposerais d’enrober cet extrémiste de goudron et de plumes avant de l’expulser du pays. »

Wilders affirme qu’un climat de « haine et d’agression » a été créé [autour de sa personne] et que quelqu’un pourrait en venir à penser qu’il « serait justifié d’employer des moyens illégaux pour l’arrêter », lui et les siens. Les chroniqueurs de gauche le méprisent, le considérent comme « un hors-la-loi, le leader d’un parti fasciste, antidémocratique et similaire, à certains égards, aux nazis », dit-il. Il faut se souvenir qu’un autre homme politique hollandais, Pim Fortuyn, a été assassiné après avoir été traité de la même façon par les médias. Le vétérinaire aviaire J. Plantema s’est vu astreint à payer l’énorme somme de 200.000 euros au groupe d’activistes de la cause animale Wakker Dier en guise de dommages et intérêts pour les avoir décrits comme « une poignée de terroristes » ne reculant pas devant le meurtre, le vandalisme, l’incendie criminel et l’intimidation. Wakker Dier est dirigé par Sjoerd van de Wouw. Dans une autre organisation militante, VMO, il était le bras droit de Volkert van der Graaf, l’homme qui assassina Pim Fortuyn en 2002. A l’heure actuelle, Van de Wouw est un assistant du Parti pour les Animaux (PvdD), lequel détient deux sièges à la Chambre. Le leader du PvdD, Marianne Thieme, a interdit l’utilisation de poison pour traiter l’infestation de rongeurs dans ses locaux parlementaires, et a déclaré « désirer la combattre en utilisant des pièges qui laisseraient les souris en vie ».

Une école d’Amsterdam a mis fin à des cours sur la vie rurale devant le refus des petits musulmans de parler du cochon. Plusieurs élèves de neuf ou dix ans ont commencé à démolir la salle de classe lorsqu’on y aborda le sujet des cochons. Un récent sondage a révélé que 40% des Hollandais considèrent qu’ils ne peuvent pas toujours dire ce qu’ils voudraient, tout spécialement lorsqu’il s’agit de questions liées à la société multiculturelle. Les Pays-Bas, pendant des siècles refuge de ceux qui recherchaient une plus grande liberté de pensée, deviennent une société de plus en plus totalitaire, et c’est une conséquence directe de l’immigration musulmane. C’est la raison pour laquelle Hans Jansen, professeur de Pensée Islamique Contemporaine à l’Université d’Utrecht, a déclaré qu’une société pacifique qui désirait perdurer « devrait trouver le moyen de se défendre, par des moyens non-pacifiques, contre les gens qui ne sont pas pacifiques ». Selon Jansen, les fondamentalistes musulmans profèrent fréquemment des menaces, mais les médias hollandais restent muets à ce sujet.

Margriet de Moor dit :

Un intellectuel vivant dans notre partie du monde court moins le risque de connaître le sort du politicien, théologien et auteur soudanais Mahmoud Taha. Taha, qui pour de bonnes et doctes raisons proposa de ne reconnaître que les textes du Coran datant de l’époque où Mahomet se trouvait à La Mecque – des textes paisibles, qui ne contiennent pas l’obligation du jihad – a été exécuté à la prison de Khartoum en 1985 après avoir été accusé d’apostasie.

Mais en écrivant ceci, elle met le doit sur le problème: la seule manière de créer un islam paisible et tolérant, ne serait-ce que théoriquement, oblige à abandonner tout enseignement du Coran, des Hadiths et de la Sîra qui proviennent de la brutale période médinoise. Je doute que cela soit faisable en pratique, et même si ça l’était, cela voudrait dire que les Musulmans doivent quasi-littéralement se débarrasser de la moitié du Coran, ce qui revient à donner raison à Mr Wilder. Daniel Pipes est parmi ceux qui ont fait l’éloge de Mahmoud Mohammed Taha, voyant en lui la clé d’un islam modéré, mais il se trouve que les arguments présentés par Taha pour défendre sa thèse n’ont guère convaincu et qu’il a été exécuté parce que ses idées étaient considérées comme hérétiques.

Comme je l’ai montré ailleurs, la question de la compatibilité de l’islam avec la démocratie repose largement sur la définition du mot « démocratie » adoptée. S’il s’agit simplement du fait de voter, sans liberté d’expression ni de protection des droits des individus et des minorités, alors oui, la démocratie peut être compatible avec l’islam – et servir de moyen pour imposer la charia à la société. Mais une démocratie aussi « épurée » n’est pas nécessairement un bon système, même sans l’islam, ainsi que l’on montré de nombreux esprits critiques – de Platon à Thomas Jefferson. De même, la question de savoir si l’islam peut ou non être réformé repose largement sur ce qu’on entend par « réforme ». J’ai pour habitude de dire que l’islam ne peut être réformé, et par « réformé » j’entends implicitement « être dépouillé de la charia et rendu pacifique, respectueux des choix individuels et de la liberté d’expression ». En d’autres termes, la « réforme » de l’Islam équivaudrait en somme à « moins d’islam ».

Cependant, Robert Spencer et d’autres ont souligné les similarités existant entre la Réforme Protestante de Martin Luther née dans l’Europe du XVIème siècle et le mouvement de réforme initié par Mohammed ibn Abd al-Wahhab dans la péninsule arabique au XVIIIème siècle. L’alliance de Wahhab avec le dirigeant local Mohammed ibn Saud et avec sa famille conduisit plus tard à la création de l’Arabie Saoudite. Il y eut aussi un autre mouvement moderne de « réforme », le soi-disant salafisme des penseurs du XIX° siècle tels Jamal al-Din al-Afghani et Mohamed Abdouh. Tandis que le premier était un mouvement de réforme interne déclenché par les invitations à débarrasser la société de la « corruption », le second était clairement la réponse à des pressions externes, occidentales.

Bien que les idées d’Abduh aient été reprises et développées dans une direction laïque par des individus comme l’écrivain égyptien Taha Hussein, il est clair que leur développement le plus fructueux se retrouve dans ce qui fut nommé plus tard « le fondamentalisme islamique » au XXème siècle. Rachid Rida, élève de Mohammed Abdouh, inspira Hassan El-Banna lorsqu’il créa la confrérie des Frères Musulmans. Tout comme Abdouh, Rida exhortait les Musulmans à ne pas imiter les infidèles, à revenir à l’âge d’or de l’islam primitif. Rida préconisait également la restauration du Califat, et il applaudit lorsque les Wahhabites prirent La Mecque et établirent l’Arabie Saoudite moderne. Les deux mouvements de réforme fusionnèrent donc partiellement au XXème siècle au sein d’organisations telles que les Frères Musulmans.

Le fait que deux invitations à la réforme initialement indépendantes, lancées dans des circonstances et pour des raisons différentes, aient produit des résultats quelque peu similaires mérite que l’on y réfléchisse. Les réformateurs protestants comme Martin Luther et Jean Calvin appelaient eux-aussi à ce que l’on revienne à l’âge d’or du christianisme primitif. Bien que la Réforme elle-même ait été une période tumultueuse, à plus long terme elle a conduit à une tolérance accrue et à une plus grande liberté religieuse pour l’Europe chrétienne. C’est en partie, à mon sens, parce que les Chrétiens pouvait revenir à l’exemple, contenu dans les Évangiles, d’une époque primitive où le fondateur de leur religion et ses disciples avaient dirigé un mouvement en général pacifique et séparé de l’État. Les Musulmans, par contre, ne peuvent trouver d’exemple similaire que dans la période mecquoise. Aussi longtemps que les textes de la violente période médinoise resteront appliqués, un retour à « l’âge d’or primitif » de l’islam signifiera un retour à l’intolérance et à la violence jihadiste.

Certains observateurs occidentaux sont à la recherche d’un « Martin Luther musulman » qui mettrait fin à la résurgence du jihad islamique.Mais on pourrait soutenir que nous avons déjà un Martin Luther musulman: il s’appelle Oussama ben Laden, et il profondément inspiré par les enseignements du penseur des Frères Musulmans Sayyid Qutb. Si par « Réforme » l’on désigne un retour à la période historique du fondateur de la religion, Mahomet, et de ses partisans, cela conduira à une recrudescence inévitable de violence jihadiste, puisque c’est elle qui les animait. La question de savoir si l’islam est réformable est importante. Mais il en est une peut-être plus capitale encore qui consiste à savoir si une Réforme islamique est désirable du point de vue des non-musulmans, et la réponse est vraisemblablement « non ».

Traduction partielle du texte commenté par Fjordman:

Alerte dans les coeurs musulmans,
par Margriet de Moor

Je vis actuellement dans l’un des pays les plus intéressants d’Europe. J’habite un pays remarquable, qui tout d’abord est minuscule et surpeuplé, qui ensuite contient quatre grandes villes – Amsterdam, Rotterdam, Utrecht et La Haye – dont la moitié de la population est d’ores et déjà d’origine étrangère, des musulmans pour la plupart, et qui enfin a été témoin de deux assassinats politiques, dont l’un a été commis ouvertement au nom d’Allah. J’habite donc un pays qui possède tous les ingrédients nécessaires pour connaître des troubles sociaux, politiques et religieux et qui est pourtant parvenu à rester calme.

(…) Si l’islam doit jamais connaître une Réforme, elle ne naîtra pas dans le creuset infernal d’où provient la religion, mais de l’Occident prospère. Et il se pourrait très bien que le Martin Luther de ce mouvement ait la voix d’une femme. Comme Ayaan Hirsi Ali me manque! (…) Une Luther musulmane, et une noire par dessus le marché, n’aurait-ce pas été merveilleux? Ou plutôt, comme elle n’est pas théologienne, peut-être une Voltaire noire?

(…) Il y a deux raisons qui me font penser qu’une Réforme de l’islam se déroulera en Occident. La première est la santé florissante des études islamiques. Des recherches sur les sources, sur le personnage historique de Mahomet, sur la doctrine de l’islam y sont menées en dehors de l’orthodoxie islamique.

Mais un intellectuel vivant dans notre partie du monde court moins le risque de connaître le sort du politicien, théologien et auteur soudanais Mahmoud Taha. Taha, qui pour des bonnes et doctes raisons proposa de ne reconnaître que les textes du Coran datant de l’époque où Mahomet se trouvait à La Mecque – des textes paisibles qui ne contiennent pas l’obligation du jihad – a été exécuté à la prison de Khartoum en 1985 après avoir été accusé d’apostasie

La seconde raison de s’attendre à voir une réforme islamique naître ici en Occident, ce sont les conditions sociales dont Fareed Zakaria a déjà parlé. (…) Les Pays-Bas sont l’opposé d’une dictature. Ce pays est probablement le plus libre et le plus libéral qui soit au monde, et l’un des plus prospères en plus. J’appartiens à la génération émancipée, la génération qui dans les années soixante protestait passionnément contre presque tous les détenteurs du pouvoir de l’époque. (…)

Lorsque je me sens optimiste, je vois parfois les Pays-Bas, ce petit pays laconique peu enclin à la théâtralité ou à la grandeur, comme une sorte de laboratoire à la lisière de l’Europe. De temps en temps le mélange de substances dangereuses et inflammables produit une petite explosion, mais dans l’ensemble le processus des réactions chimiques ordinaires se poursuit tranquillement. (…)

Je pense au roman « 2084 » encore à écrire. Les développements historiques surviennent souvent brusquement. La question de savoir si les enseignements de Mahomet peuvent coexister paisiblement avec ceux de Jésus, le héros des Evangiles, aura probablement trouvé sa réponse d’ici là. (…)

 

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Quelques commentaires de mon cru maintenant.

Margriet de Moor a l’air très heureuse de constater que « tout est resté calme » dans son pays malgré les éléments qu’elle cite. Personnellement, moi, c’est bien cette apathie qui me fait peur… Cela dit, j’aimerais savoir ce qu’elle pense de tous ces Hollandais qui, loin de manifester le même enthousiasme qu’elle pour l’ « expérience multiculturelle » menée chez eux, ont quitté par milliers une patrie qu’ils ne reconnaissent plus (voir entre autres les articles du Telegraph britannique, ici et ici, et que celui du Globe & Mail de Toronto).

À propos d’Ayaan Hirsi Ali: Margriet ne s’étend guère sur le fait que si cette dernière a franchi l’atlantique, c’est justement en bonne partie parce qu’ayant usé de sa liberté d’expression, sa vie était en grand danger dans le petit laboratoire batave. Et qu’elle n’a pas vraiment pu compter sur la protection de ses compatriotes d’adoption, au contraire même

Les passages traduits ici (repris de l’article original de Fjordman en anglais) peuvent induire en erreur sur un point – on a l’impression que, comme tant d’autres journaleux ont tendance à le faire, Margriet entretient la confusion entre musulmans « modérés » (généralement absents du débat, même s’ils sont majoritaires à en croire la presse et les politiciens) et apostats (les seuls que l’on entende réellement critiquer l’islam), en parlant d’Ayaan comme d’une potentielle « Luther islamique ». En fait, Mme de Moor est consciente de cela, puisqu’elle écrit dans l’article original:

Pour des critiques comme elle, dont la sagesse s’est nourrie d’amères expériences personnelles, le but est d’éveiller la conscience des gens. Mais en fait, d’un point de vue stratégique, c’est très dommage qu’elle ait répudié sa religion. Une Luther musulmane, et une noire par dessus le marché, n’aurait-ce pas été merveilleux? Ou plutôt, comme elle n’est pas théologienne, peut-être une Voltaire noire? Quoique bien sûr, Voltaire, le caustique Français qui lutta contre l’emprise du clergé, garda toujours sa foi.

À nouveau, on retombe dans la mollesse, voir dans la contradiction: Ayaan y a été trop fort, elle aurait dû continuer à s’afficher musulmane. Mais peut-on toujours concilier modération et vérité? Quelle crédibilité accorder à qui affirmerait simultanément « je suis musulman(e) » et « le problème, c’est le Prophète et le Coran », soit les fondements même de cette religion? Peu, à mon sens. Le problème est peut-être que trop de gens ne font plus attention au sens des mots…

Mme de Moor se corrige, et propose Voltaire plutôt que Luther. Mais ne semble pas remarquer que, si Voltaire a pu rester croyant tout en critiquant l’Église, c’est peut-être parce que celle-ci s’était éloignée de l’idéal des évangiles? Il put même s’appuyer sur le « Rendez à César ce qui est à César… » du Nouveau Testament pour fustiger les abus du clergé. Rien de pareil en Islam…

Un dernier mot sur ce passage. « Une Luther musulmane et noire par dessus le marché, n’aurait-ce pas été merveilleux?»: Ben euh… Non, on s’en fout un peu, en fait. Si une personne amène une solution viable au cloaque qu’est l’islam, peu m’importe, personnellement, de connaître la couleur de sa peau ou de savoir si elle porte un soutien-gorge… De beaux propos de bobo idiote, quasiment du racisme inversé (c’est à la mode, notez.) De plus, y a-t-il vraiment lieu de s’étonner que l’islam soit l’objet de la critique d’une femme? Les femmes ont bien plus à craindre de cette idéologie que les hommes; les fillettes nées dans des sociétés islamiques sont bien placées pour le savoir, et Ayaan a pas mal de sœurs dans ce combat.

Petit mot aussi à propos des recherches islamiques florissantes: cela fait des siècles que des érudits musulmans étudient l’islam, et c’est peut-être un peu les prendre pour des cornichons que de se dire qu’ils sont passés à côté de ce qui aurait permis une réforme – une réforme qui aille dans le sens de plus de tolérance. Bien sûr, ils travaillaient « de l’intérieur », et un regard extérieur apporte d’autres éléments; mais les résultats de cette approche externe peuvent-ils convaincre les croyants? Je suis sceptique.

Par exemple, prenons le cas des recherches sur les manuscrits de Sanaa menées par le Dr Puin, un universitaire allemand. Ces feuillets du Coran datant du VIIème siècle présentent des différences avec le Coran dans sa forme actuel. C’est remettre en cause le dogme du « Coran incréé », c’est porter sur le livre l’une des pires accusations imaginables pour l’oumma: celui d’avoir altéré le Livre saint. Une accusation qui figure précisément dans le Coran à l’encontre des Juifs et des Chrétiens. Le « Coran inchangé », c’est un des motifs de fierté des Musulmans… Pense-t-on vraiment que ces gens apprécient que des « Infidèles » exposent ce genre de choses? Doit-on même s’étonner qu’ils considèrent ces recherches comme des vilenies?

Et que dire en observant que des chercheurs vivant en Occident doivent, pour limiter le risque de mourir de la main d’un islamiste, publier sous pseudonyme leurs travaux d’exégèse?… Que d’autres sont censurés par leurs supérieurs, de crainte des réactions de nos « invités »? Les chercheurs en islamologie jouissaient à vrai dire d’une liberté d’expression bien plus grande il y a cinquante ans que de nos jours. Et ce n’est pas un hasard si certains ouvrages ne sont pas traduits en français.

Je passerai sur le coup du « laboratoire », relevé par Fjordman. Personne n’a demandé, je pense, aux Hollandais ni au reste des Européens ce qu’ils pensaient de participer à une telle expérience. Qu’est-ce sinon du cynisme? Mme de Moor se dit qu’en 2084, la question de la compatibilité islam/christianisme aura sans doute été résolue; je pense pour ma part qu’elle l’est depuis bien longtemps – elle est née il y a près de 1400 ans et plusieurs autres « laboratoires » en ont fait les frais!

Bref. Son analyse me paraît à la fois superficielle et arrogante… Et, malheureusement, très représentative du discours de nos « élites ».