“The American Thinker” relève un point qui m’avait déjà marquée la semaine dernière, en documentant le changement d’attitude par des propos du gouvernement Obama; une illustration de plus du deux poids, deux mesures dont parlait Spencer ici. Traduction rapide:

Le Gouvernement américain soutient les Pussy Riots (mais pas “Innocence of Muslims”)

Michael Filozof, 16 septembre 2012

Traduction: pistache, Hat tip: Poste de veille

J’ai remarqué une intéressante contradiction entre la façon dont le gouvernement U.S. a réagi aux peines de prisons infligées aux punkettes activistes russes des “Pussy Riot” et la façon dont il a répondu à la vidéo YouTube “Innocence of Muslims”, qui est censée avoir provoqué les émeutes massives au Moyen-Orient et le meurtre de l’ambassadeur américain en Libye.

Le 17 août dernier, Victoria Nuland, porte-parole du Département d’État d’Hillary Clinton, délivra le communiqué de presse suivant en réponse aux condamnations de Nadejda Tolokonnikova et d’Ekaterina Samoutsevitch à deux ans de détention pour avoir profané l’autel d’une cathédrale orthodoxe russe:

      “Les États-Unis sont préoccupés à la fois par le verdict et la disproportion des peines prononcées par un tribunal moscovite à l’encontre des membres du groupe Pussy Riot, et par l’impact négatif que cela aura sur la liberté d’expression en Russie.

Nous conseillons vivement aux autorités russes de revoir cette affaire et de s’assurer que le droit à la liberté d’expression soit maintenu.

Notons que Tolokonnikova et Samoutsevitch ne sont pas de jeunes brebis innocentes. Tolokonnikova a par le passé et alors qu’elle était enceinte de neuf mois prit part à une orgie sexuelle publique dans un musée moscovite, un “exploit” se décrivant comme une “performance artistique”. Tolokonnikova et Samoutsevitch ont toutes deux été affiliées au groupe de “performance” Voina, réputé pour ses provocations grossières et obscènes réalisées en public.

En revanche, le 14 septembre, Clinton entonna un air très différent pour parler du clip YouTube “Innocence of Muslims” qui a censément déclenché les manifestations et les attaques des postes diplomatiques américains:

“Le gouvernement des États-Unis (…) rejette complètement le contenu et le message [de la vidéo] (…) selon nous, et selon moi personnellement, cette vidéo est répugnante et répréhensible. Elle paraît avoir un but profondément cynique: dénigrer une grande religion et provoquer la fureur.”

Et ce n’est même pas tout. Selon Politico, “le général Martin Dempsey, chef d’état-major des armées, a appelé le pasteur de Floride Terry Jones mercredi pour lui demander de retirer son soutien à la vidéo que certains rapports ont liée avec les émeutes antiaméricaines dans le monde islamique“, et l’agence de presse AP rapporte qu’un “réalisateur du sud de la Californie lié au film anti-islamique qui attise les mouvements de protestation à travers le Moyen-Orient a été interrogé samedi par des contrôleurs judiciaires fédéraux dans un poste de police de Los Angeles”, bien qu’apparemment pas arrêté.

Résumons. Le gouvernement américain fait la morale aux Russes sur la “liberté d’expression” en prenant la défense de dingos adeptes de la sexualité en public, du vandalisme et du dénigrement d’une “grande religion“, celle de l’Église russe orthodoxe.

Mais quand des Américains exercent les libertés conférées par le Premier Amendement d’une manière qui déplaît aux musulmans, le Secrétaire d’État le leur reproche, le chef d’état-major des armées les appelle pour les exhorter à s’arrêter, et des officiers de la police fédérale les embarquent pour les questionner.

Où est l’état policier dans tout ceci?